L’ASSUREUR « GROUPAMA » ET LE DRAME DE MARE.

 

GROUPAMA est une très grande société multinationale
d’assurance, la quatrième de France et la quinzième d’Europe. Elle est
présentée dans 11 pays du monde, et dispose de 33 000 collaborateurs au
service de ses 13 millions de clients et sociétaires.

Courant 2012, elle a vendu un immeuble dont elle est
propriétaire, situé sur les Champs-Elysées (la plus  belle avenue du monde) où le mètre carré
s’échange entre 10 000 et 15 000 euros pour 60 milliard de francs CFP.
Cette transaction immobilière est considérée comme l’une des trois grosses de
la décennie en Iles de France.

En Nouvelle-Calédonie, en 2011 elle a réalisés 7 milliards
de chiffre d’affaire, mais comme les autres sociétés d’assurance elle n’y paie
pas d’impôt ; ce qui veut dire qu’elle contribue directement au pillage
des richesses de notre pays, donc a l’aggravation de la cherté de la vie et de
la pauvreté.

En 2011, alors que contre la vie chère, l’intersyndical
faisait défiler plus de 20 000 personnes dans les rues de Nouméa, et
dénonçait : les énormes marges que contribuent les grandes surfaces
spécialement sur les produits alimentaires, le taux de profitabilité élevé des
banques et sociétés d’assurances en Nouvelle-Calédonie par rapport à celui pratiqué
en Métropole, l’absence de taxe sur les transactions financières … à la même
période a Lifou, le représentant sur place de GROUPAMA, à la tête d’un
collectif des usagers, soutenu par la grande presse, prit la tete d’une
croisade contre la vie chère, mais à la différence des syndicats, il prit pour
cible non pas les grandes enseignes commerciales, les  banques et les assureurs, mais le Conseil
d’Administration d’Air Calédonie et pour ce faire, appela au blocage de nos
aéroports.

L’assureur s’est fichu des populations originaires des Iles,
surtout celles de Lifou, Maré et l’Iles des Pins. Il a profité de leur
ignorance de ce qu’est vraiment la Société Air-Calédonie, pour accuser son
Conseil d’administration d’être le responsable des malheurs dont elles souffrent
(l’exode, la pauvreté, la vie chère) en ne baissant pas les prix du billet
d’avion. Alors que les tarifs aussi bien des billets que de fret sont fixés par
le Gouvernement, et la politique sociale est de la compétence de la Province et
non d’Air-Calédonie.

Comme d’autres multinationales, ailleurs dans le monde
envers les populations qu’elles exploitent, ici GROUPAMA qui par le pillage de
nos richesses, est à la fois le responsable et le bénéficiaire de
l’appauvrissement de nos populations, à réussi la prouesse, de se faire passer
pour leur unique défenseur et leur porte parole légitime, grâce au soutien des
principaux organismes de presse. Grande presse qui ici comme ailleurs, par la
manipulation  de l’opinion publique, a
contraint des institutions démographiquement élues et des institutions
traditionnelles légitimes, à laisser les puissances d’argent, confisquer en
meme temps la démocratie et la coutume, voire meme, la direction des partis
politiques au nom du respect de la « société civile ».

CONFISCATION DE LA DEMOCRATIE.

 

Courant 2011, un plan de relance de la Société
Air-Calédonie, élaboré ensemble par le Gouvernement et les 3 provinces (un
projet pays), avait été voté à l’unanimité par le Congrès de la
Nouvelle-Calédonie, donc par la première assemblée démocratiquement élue de
notre pays.

Ce plan prévoyait qu’en 2013, Air-Calédonie commencerait a
équilibrer ses comptes. Or à peine 3 mois après son vote par le Congrès, le
représentant de GROUPAMA aux Iles, à la tête d’un collectif des usagers,
soutenus par des grands chefs persuadés ans leur bonne foi de soutenir la cause
« des pauvres », mis ce plan à bas. Ce collectif donc, sans
légitimités électorale a bloqué sans proposition de remplacement, une décision
prise unanimement par la première assemblée de notre pays, issue des urnes.

Pour faire main basse sur la Province des Iles, GROUPAMA
lance ses tentacules tout azimut. Elle assure tous les véhicules de la P.I.L,
et toutes les manifestations initiées par celle-ci, mais de elle s’insinue
partout :

-
Son représentant aux Iles est aussi le président
du Conseil d’Administration de la « Case de l’entreprise », un
organisme financé a 100% par la Province des Iles pour aider à la gestion des
PME, et des structures de développement. Depuis, on oblige les Iliens,
majoritairement non salariés, à assurer à tout va : les pirogues pour
faire traverser la baie d’Amelewedre aux Touristes (1’20m à 1’50m de
profondeur), les cases et peut être bientôt les mariages coutumiers, les
réunions des prières, et pourquoi pas les cérémonies pour les rites de passages
des jeunes filles et des jeunes garçons ?

 

-
De même, jusqu’au début de cette année le
secrétaire générale du Comité Ile de Football était également le Président de
la section ILES LOYAUTE de GROUPAMA et secretaire du collectif des usagers de
Lifou. Aussi, tout à fait récemment plusieurs de nos clubs lui ont retiré leur
soutien et choisi quelqu’un de plus neutre pour le remplacer.

 

-
Lors de la dernière réunion de l’Assemblé
Générale d’Air-Calédonie précédant l’éviction de N.NAISSELINE de la présidence
de son Conseil d’Administration, le représentant de GROUPAMA a été proposé par
la Province des Iles comme représentant de la « société civile ».
Mais la ficelle étant trop visible, son nom a disparu de la liste de nouveaux
membres proposée ensuite au Conseil d’Administration par la P.I.L et le membre
du Gouvernement chargés du transport, G.TUYENON.

 

Dans le chapitre CONFISCATION DE LA DEMOCRATIE, il faut
rappeler l’élimination tortueuse de toute représentation PALIKA dans l’institution
provinciale Ile par un élu  « flottant »
qui se trouve maintenant à l’origine de la déstabilisation de l’UC. D’abord,
une première tentative de déstabiliser l’UC par une proposition d’alliance
malhonnête avec le LKS (proposition heureusement rejetée) pour « couper la
tête » au Président N.HNEPEUNE, de la part de cet élu flottant et des
soi-disant « militants » sans appartenance politique claire, mais au
demeurant très actif lorsqu’il s’agit de se faire bien voir des puissances d’argent,
dont de GROUPAMA.

A Maré, la section UC a été décapitée en partie au profit de
ces individus sans appartenance politique fixe qui pour la plupart, pendant les
élections provinciales de 2009 vomissaient à plaine bouche sur l’UC, et qui par
ailleurs a l’origine de la très fantomatique ELENOD (collectif des 5 chefferies
de Maré). Parasites qui, sans remord tirent avantages financiers et politiques
de la mort de 4 nos jeunes de nos 26 blessés.

CONFISCATION DE LA
REPRENSENTATION COUTUMIERE.

 

Peu de temps après la tuerie de Maré, GROUPAMA – comme pour
les remercier – ouvrit « sa Section iles Loyauté » à 3 Maréens dont
le « grand mérite » est d’avoir participer d’une manière ou d’une
autre à la préparation des barrages meurtriers du 6 aout 2011.

Après celui de Lifou et par l’insistance de ce dernier, un
collectif des usagers de Maré vit le jour, avec à sa tête W.PUJAPUJANE l’un des
principaux animateurs du Collectif des 5 chefferies de Maré, ELENOD, présidé
par le grand chef et sénateur coutumier David SINEWAMI de Laroche. Le lendemain
des «événements » du 6 aout, devant les hauts responsables de la
Gendarmerie et de l’Etat, c’est lui et uniquement lui, qui répondait aux
questions à la place des Grand Chefs ; a tel point que le mot
« pantins » a été discrètement prononcé par l’un des visiteurs pour
désigner nos coutumiers. C’est encore lui qui avait claironné à travers la
presse que des bandes armées de la chefferie de GUAHMA étaient montées attaquer
celle de Laroche ; et c’est son frère, au même moment, qui par INTERNET a
envoyé des fausses informations du même acabit. Or, il n’y a jamais eu de mort,
ni de blessé de Laroche, ni de voitures incendiées leur appartenant. Et jusqu’à
maintenant, hormis Radio Djiido, aucun organe de presse, n’a rectifié cette
incroyable « erreur ».

Un peu plus d’un mois après les événements sanglants du 6
aout, GROUPAMA dédommagea la SARL KAEWAJEKOL de 5 millions de francs au motif
que sa boulangerie a été « incendiée et dégradée pendant les
événements », alors que jusqu’à aujourd’hui personne, ni même la
gendarmerie ne dit avoir vu cette boulangerie incendiée pendant, le lendemain
ou le surlendemain de l’embuscade  meurtrier.
Moins d’une semaine après « les événements » KAEWAJEKOL revendait du
pain. Encore un signe de remerciement pour le service rendu ?

Lors de la dernière séance publique de la Province des Iles
Loyauté, une aide exceptionnelle de 7 millions avait été accordée à la SARL
KAEWAJEKOL pour la restructuration de la boulangerie. Dans le rapport de la
commission des finances le Président argumente « les derniers événements
ne l’ont pas épargné ; une partie des équipements a été détruite par le
feu ( ???)  et de poursuivre après
discussion avec les intervenants, l’ICAP a fait savoir qu’il n’interviendrait
pas dans le financement de ce dossier, au motif que son concours a déjà été
sollicité 3 fois….. Ces dettes font suite à un contrôle inopiné des agents de
la CAFAT  qui ont relevé que du personnel
n’était pas déclaré… ». en fait la SARL KAEWAJEKOL est en difficulté
financière pour cause de mauvaise gestion ; et aussi parce qu’après les
événements beaucoup de magasins refusent de vendre son pain. Son cas relève,
normalement du Tribunal de Commerce et non de la Province des Iles. Evoquer la
soi-disant dégradation et incendie de la boulangerie était une astuce pour
faire voter l’Assemblée de la Provinciale en faveur d’un dossier douteux.

En tous les cas, une chose est certaine : en accordant
une aide à la SARL KAEWAJEKOL, les élus, en connaissance de cause, ont confirmé
au grand jour leur soutien aux responsables de l’embuscade sanglant du 6 aout
2011. Il faut maintenant attendre la décision de l’Etat, pour connaitre le
jugement de celui-ci sur la légalité de ce dossier.

Quant aux « Districts coutumiers » il y désaccord entre
eux. Il y a d’un coté ceux qui instrumentalisés par ceux là même qui créeront
plus tard le Collectif des usagers de Maré, on été regroupés dans un collectif
des 5 chefferies appelé « humblement » ELENOD (la tête du pays)
qui  sous le prétexte de moderniser la
coutume, sont favorables  à un cadastre
de l’Ile qui profiterait aux membres de l’Association,  – surtout aux deux sénateurs coutumiers – au
détriment des chefferies plus anciennes.

Hostile à ce projet, les anciennes chefferies (ENI,
TAWAINEDRE/WAKONE, GUAHMA) affirment, de leur coté, que la société KANAK a déjà
un cadastre, constitué « des maitres de la terre » (ACA RAWA) liés
entre eux par des « bornes », qui ne sont pas des clôtures mais des
articulations (ITUGO en Nengoné). Articulation comme l’est le coude, qui lie
indissociablement le bras à l’avant bras, ou comme l’est le genou qui lie le
mollet et la cuisse, pour les mettre ensemble au service d’un même membre… et
au-delà, d’une même personne. Laquelle personne est liée a d’autres personnes
par le sentiment d’appartenance à un clan et à une chefferie. De même que
chaque clan appartient à des réseaux de relations qui lient les chefferies
entre elles et vont d’Iles en Iles à travers le Grand Océan, ce
« continent liquide » qui a émerveillé J.M LECLEZIO, le prix Nobel de
Littérature. A la notion d’ « ITUGO » correspond une vision
relationnelle de l’identité KANAK, tant individuelle que collective. Identité
relationnelle, condition de notre liberté.

Comme la solidarité – qu’elle soit de type océanien,
syndical ou de type quartier urbain représente un danger pour la société
hyper-individuelle souhaitée par les multinationales, le Collectif des 5
chefferies s’est laisser cadenasser dans l’Association ELENOD, une Association
de Type 1901 sans légitimité coutumière, créée par et au profit d’individus
incapables de fidélité, dont le seul culte est l’intérêt personnel et
immédiat : le culte de l’immédiateté.

Par une lettre injurieuse envers la chefferie de GUAHMA,
distribuée aux médias et aux partis politiques, 2 mois avant le drame de Maré,
cette Association exprimait son mépris de l’identité relationnelle KANAK en ces
termes « Les 8 chefferies de Nengoné sont indépendantes les une des
autres. Chacune d’elle possède son clan de la terre, de la mer, son clan ACANIA
ou son clan porte-parole. Et le fait pour les anciennes chefferies de demeurer
en phase  avec la dynamique des réseaux
claniques, qui traverse les chefferies et le vaste Océan, pour ELENOD c’est une
évasion territoriale « Envahir une chefferie pour conquérir et l’annexer,
c’est exprimer du mépris envers cette parole KANAK et par conséquent envers les
autres chefferies et au-delà, envers la Coutume. » il est un fait qu’avec
maintenant du recul, tenus et fait son nom, et très souvent à son insu.

Cette lettre écrite en Français dont on sait maintenant
qu’elle n’et pas l’œuvre des grands chefs de l’Association ELENOD, s’attaque
avec haine aux chefferies plus anciennes.

Ainsi le Grand Chef ETOROI, de la chefferie de
WAKONE/TAWAINEDRE est qualifiée de « grand chef illégitime ».

Quant à la chefferie de GUAHMA, elle est présentée également
comme illégitime, parce que ses privilèges actuels ne sont traditionnels mais
acquis sous la colonisation. Sa fete de l’igname par exemple y est expliquée
comme expirée « du système monarchique Britannique ou de l’impot de
captation des Rois Français qui n’ont donc rien d’ancestral ou de traditionnel
puisqu’ils n’apparaissent nulle part dans la coutume KANAK. » au contraire
semble t-il des pratiques coutumières de la chefferie de MEDU du sénateur
coutumier P.JEWINE.

La lettre explique pour finir que « la chefferie de
GUAHMA a fait plus de mal aux Maréens que la colonisation Française et que
malgré la violence et les crimes perpétrées par elle, avec le soutien des
missionnaires protestants, « cette forme de colonisation se perpétue
encore et toujours aujourd’hui… il nous fallait donc créer l’Association
ELENOD, à la tête de laquelle se trouve 5 chefferies pour essayer de freiner
voire de mettre fin à toutes ces tentatives de conquêtes actuelles. »

Elle alimente une haine contre les chefferies
traditionnelles et appel contre elles. Appelle qui annonce l’embuscade du 6
aout 2011.

A propos de cette lettre, le COMITE DE REVEIL INDIGENE fait
2 remarques :

La première est que pour nous, KANAK, le fait employer des
termes orduriers pour critiquer publiquement un clan ou une chefferie, entraine
habituellement une riposte des inuriés, « pour laver l’affront ».
C’est  ce qu’avaient escompté les
véritables auteurs de cette lettre, qui s’étaient organisé quasi militairement
en conséquence. Mais des notables coutumiers, surtout des vieux de GUAHMA
comprirent rapidement que vu la vulgarité de cette celle-ci, elle ne pouvait
pas avoir été écrite par des grands chefs. Ils recommandèrent donc d’attendre
et de chercher qui se cache derrière le label « Association ELENOD ».

Le drame de Maré nous fera découvrir que derrière ce Label,
se cachent des individus qui faute d’avoir pu utiliser leur organisation pour
le 20/06/2011, l’a faite pour le 6 aout 2011, 2 mois après. Ils ont du sang
plein les mains.

La deuxième remarque est que pour découvrir les véritables
auteurs des injures écrites contre la coutume, le grand chef de GUAHMA avait
déposé une plainte contre X, au Tribunal. Celle-ci fut classée rapidement sans
suite au motif, que la lettre signée d’ELENOD ne contient aucun élément
diffamatoire.

Etonnement, il y a 2 mois, deux jeunes de GUAHMA –CAWA F. et
NEMIA T., le premier pour avoir injurié un gendarme et tenus de propos déplacés
à l’encontre de sa femme, le deuxième pour avoir conduit en état d’ivresse et
tenté semble t-il de s’enfuis en trainant derrière lui ce gendarme (or, aucun
gendarme blessé n’a été soigné dans aucun dispensaire de l’Ile), furent
rapidement jugés. Ils écopèrent le premier de 2 mois de prison, et le deuxième
de 6 mois parce qu’il avait des antécédents.

Ainsi donc en « Terres Coutumières » injurier un
gendarme est un délit, mais injurier une chefferie et railler ses cérémonies
coutumières ne le sont pas. Malgré la reconnaissance de l’Identité KANAK par la
Constitution Française.

Pour information au Brésil le statut de l’indien dit, Art. 8
« sont considérées crime contre les indiens et la culture indigène :
se moquer des cérémonies, rites, us et coutumes, traditions culturelles
indigènes, les vilipender ou troubler de quelque façon leur pratique ».
Autrement dit, appliquer dans le cas qui nous concerne aux Iles ce statut en
faveur des peuples indigènes, l’Association ELENOD et les collectifs des
usagers de Lifou et de Maré, passeraient pour des criminels.

Comité pour le Réveil
Indigène. LA GREVE DE LA FAIM CONTINUE !!!!!

 

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